La rivalité qui définira cette époque tournera peut-être autour des Monuments, mais selon Philippe Gilbert, l’un des quintuples vainqueurs de Monuments en cyclisme, Tadej Pogacar ne prendra jamais le départ de Paris-Roubaix en tant que grand favori.

Non pas par manque de puissance, ni de talent, mais parce que sa saison revêt une tout autre dimension.
S’adressant à Het Nieuwsblad, Gilbert a été direct dans son analyse : « C’est pourquoi il ne sera jamais mon favori pour Roubaix », a-t-il déclaré, soulignant la pression invisible qui pèse sur chaque campagne printanière sous les couleurs des Émirats arabes unis.
Le raisonnement du Belge dépasse la simple question de forme ou de physique. Il est question de hiérarchie. « Tadej, nous sommes là pour toi. Nous croyons en toi. Mais n’oublie pas : nous comptons surtout sur toi en juillet. » Même si ce n’est jamais formulé comme une restriction, Gilbert laisse entendre que ce message est inévitablement sous-jacent. Et dans une course marquée par le chaos, l’hésitation est fatale.
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