La cycliste professionnelle slovène Urška Žigart s’est confiée sur les difficultés cachées de sa relation avec Tadej Pogačar, l’une des plus grandes stars du cyclisme mondial. Elle a admis que la vie sous les projecteurs lui avait apporté une pression inattendue plutôt que des privilèges.

Dans une interview à cœur ouvert, Žigart a abordé l’idée reçue selon laquelle être aux côtés d’un multiple vainqueur du Tour de France lui faciliterait automatiquement la tâche au sein du peloton. D’après la jeune femme de 27 ans, la réalité est bien plus complexe.
« Les gens pensent que grâce à Tadej, les choses sont plus faciles pour moi », a expliqué Žigart. « Mais en réalité, c’est tout le contraire. Ce n’est pas toujours facile d’être constamment comparée à lui ou d’avoir l’impression de devoir faire ses preuves. »
L’ascension fulgurante de Pogačar – notamment ses victoires au Tour de France et sa domination sur les classiques d’un jour – a fait de lui l’une des figures les plus emblématiques du cyclisme. Si son succès a propulsé le cyclisme slovène à des sommets historiques, il a également jeté une ombre sur sa notoriété. Pour Žigart, se forger sa propre identité de cycliste professionnelle a exigé de la résilience et une grande force mentale.
La championne slovène de cyclisme sur route 2020 a souligné qu’elle souhaitait être reconnue pour ses propres performances, et non uniquement comme « la compagne de Pogačar ». Bien qu’elle apprécie le soutien et la compréhension que lui apporte le fait de partager sa vie avec quelqu’un qui comprend parfaitement les exigences du sport de haut niveau, elle a révélé que les attentes extérieures pouvaient parfois être écrasantes.
« On est toujours sous les projecteurs », a-t-elle déclaré. « Si je gagne, on dit que c’est parce que je m’entraîne avec lui. Si je ne gagne pas, les questions fusent. On a parfois l’impression de ne jamais être jugée pour soi-même. »
Malgré la pression, Žigart a continué à construire une carrière solide au sein du Women’s WorldTour, faisant preuve de régularité dans les courses par étapes et les compétitions nationales. Son professionnalisme et son dévouement lui ont valu le respect du peloton, même si les gros titres se concentrent souvent sur sa vie privée.
Leurs proches décrivent leur relation comme stable et harmonieuse. Pogačar a souvent loué l’éthique de travail et la détermination de Žigart, tandis que cette dernière a expliqué comment elles se motivent mutuellement à progresser, non seulement en tant que cyclistes, mais aussi en tant qu’individus. Cependant, elle est consciente que partager sa vie avec une icône mondiale du cyclisme n’est pas chose facile.
Le problème plus général de l’attention accrue portée aux partenaires dans le sport de haut niveau n’est pas propre au cyclisme. Les athlètes liés à des superstars internationales doivent souvent gérer une attention médiatique et des commentaires publics accrus. Pour Žigart, apprendre à gérer ce brouhaha est devenu une étape essentielle de son développement.
Elle a admis qu’au début de sa carrière, les critiques l’avaient profondément affectée. Avec le temps, cependant, elle est devenue mentalement plus forte et plus concentrée sur ses propres objectifs. « Il faut savoir qui on est et ce qu’on veut », a-t-elle déclaré. « Sinon, on se laisse facilement influencer par les rumeurs. »
À l’approche de la nouvelle saison, Žigart reste déterminée à laisser ses performances parler d’elles-mêmes. Tandis que le talent de Pogačar brille toujours sur les plus grandes scènes, elle s’attache tout autant à écrire sa propre histoire, une histoire définie non par la comparaison, mais par la persévérance.
En fin de compte, le message de Žigart est simple mais puissant : réussir aux côtés d’une superstar n’atténue en rien les difficultés. Au contraire, cela peut les intensifier.
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