« Même quand je doutais de moi… » – Urska Zigart explique comment Tadej Pogacar l’a aidée à avoir confiance en elle en tant que cycliste professionnelle. Lire la suite…

« Même quand je doutais de moi… » – Urška Žigart révèle comment Tadej Pogačar est devenu le pilier discret de sa confiance en elle dans le peloton professionnel.

Dans le monde ultra-compétitif du cyclisme professionnel, le talent seul ne suffit que rarement. La confiance, la résilience et la conviction font souvent la différence entre les prétendants et les champions. Pour la Slovène Urška Žigart, conserver cette conviction n’a pas toujours été chose facile, mais elle a trouvé un soutien crucial auprès de son compatriote, la star slovène Tadej Pogačar.

 

Se confiant avec sincérité sur son parcours dans le peloton féminin, Žigart a évoqué des moments de doute qui ont mis sa force mentale à l’épreuve. « Même quand je doutais de moi, lui, jamais », a-t-elle admis, en repensant à l’influence de Pogačar sur son développement, tant sur le plan sportif que personnel.

 

Le cyclisme de haut niveau exige constance, force mentale et capacité à surmonter les échecs. Pour Žigart, passer professionnelle signifiait… S’adapter à des courses plus rapides, à la complexité tactique et à la pression constante inhérente au sport de haut niveau a été un défi. Comme beaucoup de cyclistes, elle a traversé des périodes difficiles : chutes, blessures et performances en deçà de ses attentes.

 

Durant ces périodes, confie-t-elle, les encouragements de Pogačar se sont révélés inestimables.

 

« Il me rappelait le travail accompli, les sacrifices consentis, les progrès que je ne voyais pas toujours moi-même », explique-t-elle. « Quand on est pris dans le tourbillon, on ne voit que ce qui a mal tourné. Il m’a aidée à voir ce qui avait fonctionné. »

 

Pogačar, multiple vainqueur de Grands Tours et figure emblématique du cyclisme, comprend la pression mieux que quiconque. Pourtant, selon Žigart, son rôle dans sa carrière n’a jamais consisté à lui donner des conseils techniques ou à résoudre des problèmes tactiques. Il s’agissait plutôt de lui offrir une nouvelle perspective.

 

« Il n’a jamais cherché à me coacher. » « Il croyait en moi, tout simplement », a-t-elle déclaré avec un sourire.

 

L’essor du cyclisme slovène a mis les deux coureurs sous les feux des projecteurs, leurs carrières étant souvent liées dans les gros titres et les débats publics. Mais Žigart s’est forgée une identité propre au sein du peloton féminin, gagnant le respect pour ses qualités de grimpeuse, son intelligence de course et sa progression constante d’année en année.

 

Pourtant, le combat psychologique reste l’un des aspects les plus difficiles du sport professionnel. Les critiques sur les réseaux sociaux, les attentes internes et la comparaison avec les autres peuvent facilement déstabiliser même les athlètes les plus forts. Pour Žigart, avoir quelqu’un qui comprenait les montagnes russes émotionnelles de ce sport a fait toute la différence.

 

« Il y a eu des courses où je me sentais vide, où je me demandais si j’étais à la hauteur », a-t-elle admis. « Il me disait : “Tu as ta place ici. Tu l’as mérité.” Parfois, c’est tout ce dont on a besoin. » Ses propos mettent en lumière une facette plus humaine du cyclisme de haut niveau, souvent occultée par la puissance, les podiums et les trophées. Derrière chaque champion se cache un réseau de soutien, parfois venant d’un athlète lui-même au sommet de la discipline.

 

Alors que Žigart poursuit ses ambitions, elle souligne que la confiance que Pogačar lui a témoignée a fini par devenir la sienne. « À un moment donné, il faut y croire soi-même », explique-t-elle. « Il m’a aidée à y parvenir. »

 

Dans un sport marqué par la souffrance individuelle et l’effort solitaire, leur histoire nous rappelle une chose essentielle : même les cyclistes les plus forts ont besoin de soutien, surtout lorsque le doute s’installe.

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