UN MOMENT CHOQUANT DANS L’HISTOIRE DU CYCLISME : Bernard Hinault a offert à Tadej Pogačar un vélo légendaire dédicacé, accompagné du message : « Tu as une passion dévorante. Ne laisse pas les faibles l’éteindre. » Mais la réponse de Pogačar…

Le cadeau d’Hinault, la réponse de Pogačar et une passation de flambeau symbolique

Le monde du cyclisme a retenu son souffle cette semaine lorsque Bernard Hinault, l’une des légendes les plus redoutables et intransigeantes de ce sport, a offert à Tadej Pogačar un vélo légendaire signé – un objet chargé d’histoire, de domination et de défi. Le geste en lui-même était extraordinaire. Mais c’est le message manuscrit d’Hinault et la réponse inattendue de Pogačar qui ont transformé ce moment en l’un des échanges symboliques les plus forts que le cyclisme moderne ait jamais connus.

 

Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France, surnommé « Le Blaireau », n’a jamais été du genre à prodiguer des éloges vides de sens. Tout au long de sa vie après sa carrière de coureur, il a souvent critiqué le cyclisme moderne, remettant en question son agressivité, son courage et son âme. C’est pourquoi son message à Pogačar a trouvé un écho si profond au sein du peloton et au-delà.

 

« Tu as une passion ardente. Ne laisse pas les faibles l’éteindre. » Douze mots. Incisifs, directs, indéniablement Hinault.

 

Pour beaucoup, ce message était un soutien clair au style de course intrépide de Pogačar : sa propension à attaquer de loin, à courir pour gagner plutôt que de calculer, et à défier les schémas conservateurs qui dominent parfois les Grands Tours. À une époque où le rythme est dicté par les données et les tactiques contrôlées, Pogačar a souvent couru avec instinct, émotion et audace – des qualités qu’Hinault incarnait jadis mieux que quiconque.

 

Le vélo lui-même n’était pas un cadeau ordinaire. Il représentait une époque où les champions régnaient par la seule force de leur volonté, où les leaders attaquaient parce qu’ils le pouvaient, et non parce que le nombre le leur permettait. La signature d’Hinault fut largement interprétée comme un passage de témoin symbolique : du dernier champion du Tour véritablement impitoyable de l’ancien monde à la superstar emblématique du nouveau.

 

Mais c’est la réponse de Pogačar qui en a surpris plus d’un. Plutôt que de se contenter d’un simple merci ou de se complaire dans les éloges, le champion slovène a livré une réponse mesurée et réfléchie, révélant à la fois humilité et force tranquille.

 

« La passion ne se donne ni ne se reprend », a déclaré Pogačar. « Je cours comme je pense que le cyclisme devrait se courir. Que l’on qualifie cela de faiblesse ou de force, peu importe. Ce qui compte, c’est le respect : le respect du sport, de son histoire et de ceux qui nous ont précédés. »

 

Ces mots contrastaient avec la fougue d’Hinault, sans pour autant la contredire. Au contraire, ils la complétaient.

 

Pogačar a reconnu l’héritage sans s’en laisser accabler. Il a accepté ce cadeau non comme un ordre de devenir le prochain Hinault, mais comme un rappel de rester fidèle à lui-même. Ce faisant, il a subtilement redéfini la notion de force dans le cyclisme moderne : non pas la domination, mais l’équilibre ; non pas l’agressivité, mais l’authenticité.

 

Les réactions ont afflué du monde entier. D’anciens coureurs ont salué cet échange comme un pont rare entre les générations. Les fans se demandaient si Hinault s’en prenait aux détracteurs de Pogačar ou s’il incitait le peloton à se hisser à son niveau. D’autres y voyaient un avertissement : la grandeur suscite la résistance, et seules les flammes les plus ardentes survivent au vent.

 

Une chose est sûre : c’était bien plus qu’un simple cadeau symbolique. C’était un moment de vérité, immortalisé dans la fibre de carbone et l’encre, reflétant la tension éternelle qui anime le cyclisme entre passé et futur.

 

Hinault a allumé la flamme.

 

Pogačar, avec calme et assurance, a démontré qu’elle brûlait déjà.

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